Lorsque Gary rentrit dans son bureau, Laura faisait les cents pas. En le voyant arriver, elle lui dit : Enfin, sa majesté digne de m'accorder une entrevue
Gary : (en se dirigeant vers son bureau) Vous faites la tête ?
Laura : Non pas du tout ! Je tire cette tronche parce que j'ai rencontré un crétin qui m’a pris pour une bille (elle appuie ses mains sur le bureau)
Gary : Je suppose que le crétin, c'est moi ?
Laura : Ne soyez pas si égocentrique, vous n'êtes pas le seul crétin au monde, même si, vous faites partit de la catégorie des poids lourds.
Gary : Je peux savoir ce que vous me reprochez
Laura : Et en plus, il fait l'innocent
Gary : Ecoutez ! Laura ! Je ne vois pas ce que j'ai fait de mal
Laura : Vous vous foutez de moi !
Gary : Non pas vraiment
Laura : Vous voulez vraiment savoir ce que je vous reproche
Gary : Oui
Laura : Je vous reproche de m'avoir mentit
Gary : (d'un air étonné) Moi ! Je vous aurez mentit et Quand ?
Laura : Lorsque vous m'avez supplié de vous ramenez ici
Gary : Je ne vois toujours pas ?
Laura : Continuez à mentir, vous n'allez pas arrangé votre cas
Gary : Je vous assure que je ne vois pas ce que vous me reprochez
Laura : Avouez que vous avez fait exprès
Gary : Exprès de faire quoi ?
Laura : De m'avoir supplié de vous ramenez ici, parce que vous êtes incapable de faire autre chose que votre boulot et que le fait de vous détendre 5 min, vous est insupportable
Gary : C'est ça que vous me reprochez
Laura : Oui
Gary : Eh ben ! Pour un ange, vous êtes à coté de la plaque
Laura : Quoi !
Gary : La seule chose qui nous a fait revenir, c'est que j'ai une idée géniale que je devais exploiter et il me paraissait difficile de le faire au milieu de l'Ecosse
Laura : Là, c'est moi qui ne suit plus. Vous pouvez m'expliquer
Gary : Aujourd'hui, notre plus important client venait pour la présentation d'une maquette d'affiche publicitaire pour son nouveau logiciel
Laura : Et alors!
Gary : Eh bien ! L'affiche que nous devions lui présenter et je dois le reconnaître, pas terrible
Laura : Je ne vois pas le lien entre l'affiche et notre retour
Gary : Quand, je vous est demandé de me ramener, ici, j'ai eu une idée d'affiche, qui elle, était 100 fois meilleur et qui a plut à notre client
Laura : Vous nous avez fait revenir pour une simple affiche !
Gary : Quoi ! C'est un problème ?
Laura : Gary ! Vous avez pensé à votre boulot pendant que vous jouiez au golf ! N’a-t-il pas quelque chose qui vous choque dans là dedans !
Gary : Euh ! Non !
Laura : Dois-je vous rappelez que le but de cette partie de golf, était que vous cessiez de penser au boulot ! Or, vous m'annoncez comme ça que vous y avez pensé ! Et vous voulez que je saute de joie parce que vous avez réussi à satisfaire l'un de vos clients ! C'est vraiment mal me connaître !
Gary : Si vous ne m'aviez forcé à me détendre, je n'aurais pas eu cette idée
Laura : Et en plus ! Ca va être de ma faute !
Gary : J'ai pas dit ça
Laura : Vous ne l'avez peut être pas dit, mais, vous l'avez pensé
Gary : Ecoutez Laura ! Pour ma part, je me suis détendu et j'ai eu une idée, je ne vois pas le mal
Laura : Vous vous êtes détendu ?
Gary : Oui
Laura Attendez ! Je .........................suis vraiment la meilleure
Gary : Votre deuxième prénom, c'est modeste
Laura : Ici, c'est moi qui fait les sacarsmes, pas vous
Gary : Désolé, c'était trop tentant
Laura : Ne parlez pas de tentation, ça me rappelle trop les démons
Gary : Les démons ! Ils existent eux aussi ?
Laura : Oui malheureusement ! Mais, revenons à nos moutons c'est-à-dire que le fait que vous vous êtes détendu, ce qui est un progrès, mais, pas suffisant
Gary : Vous êtes toujours aussi exigeante avec vos protégés
Laura : Uniquement avec ceux qui ont besoin d'un bon coup pied dans le derrière
Gary : Charmant programme et je suppose que vous présentez vos excuses, même lorsque vous avez tort
Laura : Moi ! Tort ! Jamais !
Elle claqua des doigts et disparut
Gary : Eh ! ..........Pourquoi, je ne suis pas étonné
Il se mit à son travail, une heure plus tard, Bebsty frappa à sa porte : Salut ! Mon canard. Comment tu vas ?
Gary : Bien ! Que me vaut l'honneur de ta visite
Bebsty : Juste te voir tout simplement
Gary : Approche
Elle s'approcha et ils s'embrassèrent fougueusement
Bebsty : Que me vaut un tel baiser
Gary : Aujourd'hui, je suis content
Bebsty : Et c'est dû à quoi
Gary : Tu me croiras jamais
Bebsty : Dis toujours
Gary : A une partie de golf
Bebsty : Tu fais du golf toi maintenant et depuis quand ?
Gary : Depuis deux heures
Bebsty : Et je suppose que tu n'étais pas tout seul
Gary : Non, j'étais avec quelqu'un que tu ne connais pas
Bebsty : Une femme ?
Gary : Pourquoi ? Serais-tu jalouse ?
Bebsty : Donc, c'était bien une femme
Gary : De toute façon, tu n'a rien à craindre, elle me tape sur les nerfs
Bebsty : Alors pourquoi, faire du golf avec elle
Gary : J'avais pas le choix, on me la en quelque sorte imposé. Mais, parlons d'autre chose, si je t'intive au resto, ce soir, ça te dit ?
Bebsty : Oui, ça serait sympa (avec une voix mielleuse)
Gary : Alors, on dit 10h au petit tailleur
Bebsty : Ok, à ce soir, mon chou
Elle sort du bureau, en déhanchant comme une pine up.
Une demi-heure plus tard, c'était Clarence qui venait voir Gary : Alors ! Comment va notre cher PDG
Gary : Toi, quand tu commences comme ça, c'est que tu as quelque chose d'important à me dire
Clarence : Effectivement (avec un large sourire)
Gary : Accouche !
Clarence : Eh bien ! Il se trouve, par un mystérieux hasard, je me suis retrouvé à écouter une conversation des plus instructifs
Gary : Avec une si longue introduction, j'aurais eu le temps de faire le tour de l'immeuble
Clarence : Si t'as pas envie de savoir ce que j'ai appris, tu me le dis
Gary : Désolé, je plaisantais, vas-y continue
Clarence : Sais-tu, quel est l'homme qui recherche une agence publicitaire qui soit capable de gérer une campagne de pub, pendant.............trois..........longues........années ?
Gary : Non, mais, tu vas me le dire
Clarence : Alexander Mainfild !
Gary : Le créateur de parfum !
Clarence : En personne ! Tu sais ce que ça veut dire !
Gary : Que si on arrive à signer avec lui, on est assuré d'obtenir la clé pour rentrer dans le marché international
Clarence : Eh oui ! C'est pas génial ça !
Gary : Attends ! On n'a pas encore signé
Clarence : Peut-être !
Gary : Toi, tu ne pas tout dit
Clarence : Possible
Gary : Tu vas cracher le morceau, avant que je t'étrangle
Clarence : Te souviens-tu de Lucie Caria ?
Gary : L'avocate, avec qui tu es sortit, il y a deux ans et qui était folle de toi. Tu parles si je m'en souviens. Mais, quel est le rapport avec Mainfild
Clarence : Elle est aujourd'hui la responsable du service juridique de Mainfilds Entreprise
Gary : T'as une idée en tête ?
Clarence : Que dis tu si je passe un coup de téléphone à cette chère Lucie et que je l'invite à prendre un verre pour parler du bon vieux temps et peut être glisser une ou deux allusions à la prochaine campagne de pub de son patron
Gary : Attends, je ne peux pas te demander de faire ça, si on arrive pas à décrocher ce contrat malgré tout, tu vas te retrouver dans une histoire pas possible avec l'une de tes ex.
Clarence : Ne t'en fais pas, ça ne coûte rien d'essayer et d'ailleurs, ça ne me dérange pas de revoir Lucie, elle était ultra sexy. J'espère qu'elle n'a pas changé.
Gary : Bon, si tu es décidé à te sacrifier pour le bien de l'entreprise, je n'est rien à dire, mais, réfléchis bien à ce que tu vas faire
Clarence : Reste cool et tu me connais, dés qu'il s'agit de faire du charme, je suis le roi. Allez, à demain.
Il sortit du bureau et la journée se passa sans autre évènement.
Ce soir là, Gary et Bebsty était assis à leur table habituel du "Petit Tailleur"
Bebsty parlait, tandis que Gary l'écoutait : Tu comprends, quand j'ai dit à Rina que le béret orange de Silverstone était dépassé, j'ai su à ce moment là que toute ma vie serait consacré à la mode. Ne crois que je suis si stupide, mais, crois moi, être bien habillé peut aider à ouvrir des portes. D'ailleurs, personne ne s'amuserait à embaucher une personne qui porte une toile de jute. Le jute, comme tout le monde le sait, est dépasser depuis la fin des années 70. C'est vrai quoi
Gary (d'un air distrait) : Oui, oui
Bebsty : Alors, je disais ........
Gary n'écouta pas plus loin, car, une autre voix se fit entendre : Comme ils sont mignons, on dirait presque ils sont amoureux
Laura fit son apparition sur le rebords du box dans lequel Gary et Bebsty avait leur table.
Gary : (entre ses dents) Qu'est ce que vous faites là ?
Laura : Je suis venu vérifier une chose
Gary : (toujours entre ces dents) Ah oui ! Et quoi ?
Laura : Voir, si réellement Bebsty était une cruche et je confirme le diagnostic, s'en est bien une
Gary : Qu'est ce que vous en savez, vous ne la connaissez même pas
Laura : Gary ! Ca fait 1/4 d'heure qu'elle fait du blabla sur un sujet dont vous n'avez rien à faire puisque vous ne l'écoutez même pas
Gary : Elle peut paraître superficielle, mais, elle a d'autres qualités
Laura : C'est ça bien sur ! Soyez franc, Gary, ce n'est pas pour ça conversation que vous êtes avec elle. C'est plutôt pour ses formes et ce qu'elle est capable de faire au lit.
Gary : Attendez ! Ne me dites pas que vous avez espionné pendant qu'on.....
Laura : Pour qui me prenez vous ! Je sait tout cela, car, je peux lire vos pensées les plus secrètes. De toute façon, ce n'est pas difficile à deviner, c'est ce que vous pensez de toutes les femmes avec lesquelles vous êtes sortis.
Gary : C'est absolument faux !
Laura : Attendez ! Il y a eu peut être un moment où vous n'avez pas pensé ça. C’était, je crois quand vous avez rencontré Sarah
Gary : Sarah ? Je n'est pas connu de femme qui portait ce nom
Laura : Mais si, souvenez vous, des vacances d'hiver, au fin fond du Colorado
Gary réfléchit quelques instants, puis, s'exclame : J'avais 7 ans et elle 6, c'était pas vraiment de l'amour
Laura : Pourtant, c'était de l'amour, un amour d'enfant certes, mais, un amour quand même
Gary regarda pendant un moment Laura qui dit : Quoi ! Pourquoi, vous me regardez comme ça ? J'ai du persil entre les dents !
Gary : Non rien ! Je peux vous demander un service
Laura : Dites toujours !
Gary : Est ce que vous pouvez, comme la dernière fois, arrêter le temps, car, je commence à avoir une crampe à force de parler entre mes dents
Laura : Pourquoi ? C'est tellement drôle de vous voir comme ça
Gary : Laura, s'il vous plaît
Laura : C'est bon, je plaisante
Elle claqua des doigts et les gens autour d'eux suspendirent leurs gestes.
Gary se massa la mâchoire : Ah ! Ca va mieux
Il souffle et dit : Je peux vous poser une question ?
Laura : Dites toujours !
Gary : Quelles autres sortes de pouvoirs, vous avez ?
Laura : Je ne saisis pas ce que vous me demandez ?
Gary : Eh bien ! A part le fait que vous connaissez mon passé, mes pensées et que vous êtes capable d'arrêter le temps. Je me demande quels sont les pouvoirs que vous ne m'avez pas encore montrés ?
Laura : Drôle de question ? Jusqu'à aujourd'hui, aucun de mes protégés de m'avez posé une telle question ? Pourquoi vous voulez savoir ça ?
Gary : Simple curiosité ! Mais, vous ne répondez pas à ma question !
Laura : Ils sont illimités. D'ailleurs, ce soir, on va essayer un autre. Vous êtes prêt ?
Gary : Quoi ! Maintenant ! Et Bebsty !
Laura : Ne vous inquiétez pas, quand on reviendra, elle sera à la même place. Maintenant, donnez-moi votre main
Gary lui tendit la main et ils disparurent du restaurant
FIN DE L'EPISODE